Publié par : Sarah | 19 mars 2011

Une pleine dose de petites douceurs !

En matière de desserts, les Québécois ne donnent pas leur  place. La preuve : la tarte au sucre et les pets de sœur. Deux desserts succulents, qui sont présents dans toutes les familles québécoises. Ce sont des desserts de fête, à consommer avec modération, car ils sont très sucrés (même si ce n’est pas l’envie qui manque) !

Tarte au sucre

Tarte au sucre

La tarte au sucre québécoise se distingue des autres tartes semblables en Europe de par son utilisation du sirop d’érable ou de la cassonade (c’est au goût) pour faire la garniture. On ajoute à cela de la crème, du beurre, du sucre et de l’extrait de vanille.  La croyance populaire affirme que ce dessert nous vient de nos ancêtres, qui travaillaient de grosses journées dans les bois et les champs. Afin de continuer la journée  efficacement,  ils voulaient un dessert nourrissant pour avoir de l’énergie au travail.

Les pets de sœur, à ne pas confondre avec les pets de nonne français qui sont des beignets soufflés, sont un dessert essentiellement composé de pâte au beurre et de sucre (un peu comme la tarte au sucre en fait, mais sans le sirop d’érable !). Cette fois-ci, la pâte est coupée en lanières et on y étale un mélange de cassonade et de margarine. Ensuite elle est roulée en cylindre et cuite ainsi, d’où son aspect de spirale.

Pets de soeur

Pets de soeur

 Son origine reste encore nébuleuse (décidément, il est difficile de trouver d’où viennent nos plats typiques) mais le nom du dessert n’y est probablement pas étranger. Au Québec, l’expression : « C’est un pet !», en parlant d’une tâche à accomplir, signifie que c’est quelque chose de facile à faire. La rumeur dit que les pets de sœur étaient à l’origine faits avec la pâte restante des desserts précédemment cuisinés, pour éviter le gaspillage.

Pour goûter à  la tarte au sucre classique, rendez-vous à la Binerie Mont- Royal (le même endroit qui sert le pâté chinois), où elle est servie à l’année. Par contre, comme nous sommes en plein dans le temps des sucres, plusieurs restaurants populaires comme Saint-Hubert  la proposent comme dessert. Ils sont présents à travers le Québec, alors il sera facile d’en trouver!

Les pets de sœur sont malheureusement très difficiles, voire impossibles à trouver au restaurant. Le mieux est d’aller voir dans les pâtisseries qui seront sur votre chemin. Sinon, vous pourrez essayer d’en faire vous-mêmes, pourquoi pas !

Si vous voulez tenter une expérience sucrée poussée à l’extrême, vous pouvez trouver en épicerie des «tartes aux pets de sœurs», qui sont, en quelque sorte, un mélange de ces deux desserts. Pour une double dose de sucre !

Pour vous rendre à la Binerie Mont-Royal :

http://maps.google.ca/maps/place?oe=utf-8&client=firefox-a&ie=UTF8&q=binerie+mont+royal&fb=1&gl=ca&hq=binerie&hnear=Mont-Royal,+QC&cid=17267199761063825574&z=14

Pour trouver un restaurant Saint-Hubert :

http://www.st-hubert.com/index.fr.html

Pour cuisiner vos propres pets de soeur :

http://www.recettes.qc.ca/livre/recette.php?id=129866

Sarah

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Publié par : Marina | 18 mars 2011

La Grosse-Île: un pan de notre histoire

         Ouverte depuis peu au public, la Grosse-Île possède une histoire à la fois très triste, et pourtant porteuse d’espoir grâce à son heureux dénouement. Partons à la découverte de cette île qui a vu bien des gens passer sur son petit bout de terre situé à une cinquantaine de kilomètres de la côte et à trois heures de la métropole.

  

Grosse-Île-et-le-mémorial-des-irlandais

 

         À l’époque des immigrations par bateaux à provenance d’Europe (principalement des îles britanniques, de l’Irlande et de l’Écosse), où plus de 30 000 immigrants arrivaient par année, le vieux continent se voit dévasté par d’importantes épidémies de choléra. Or, puisque cette maladie se propage ici aussi à cause des immigrants qui arrivent et qui en sont atteints, le gouvernement se voit dans l’obligation de créer une véritable station de quarantaine, la plus grosse à l’époque, la Grosse-Île, afin de protéger sa population. Victime de quelques rechutes importantes de maladies, le véritable drame se produit toutefois en 1847 lorsque les immigrants arrivent accablés du typhus, ce qui causera la mort de plus de 5 000 d’entre eux, majoritairement des Irlandais. 

Quelques immigrants en direction du Canada

Dès la confédération de 1867, les choses se mettent à bouger : le gouvernement met en place des mesures plus restrictives afin de contrer les épidémies, et il améliore donc le système de quarantaine. Le docteur Frederick Montizambert sera le principal instigateur des changements sur l’île, puisqu’il en est le médecin responsable. Il construira ainsi un nouvel hôpital, ainsi que des logements pour les travailleurs, des hôtels pour les immigrants et des chapelles. La Première Guerre Mondiale et le krach boursier de 1929 firent toutefois chuter de manière dramatique le niveau d’immigration, et la station de quarantaine dût fermer en 1937. Elle aura ainsi servi de 1832 à 1937, isolée en plein milieu du fleuve Saint-Laurent, afin de protéger la santé publique, et c’est pourquoi le gouvernement lui décernera le statut de lieu historique national en 1984. Longtemps fermée au public, l’île est maintenant accessible à l’aide d’une traversée à bord du Coudrier de l’Isle, qui permet une escale de quatre heures sur l’île, où il est possible de visiter une quarantaine d’anciens bâtiments conservés, en plus d’apercevoir un mémorial dédié au souvenir des Irlandais qui ont péri durant l’épidémie de typhus. 

Le mémorial des Irlandais

Fait intéressant : Ce lieu historique est associé depuis 1998 avec le National Famine Museum, situé en Irlande, à cause de leur histoire malheureusement très similaire.

Marina

Adresse Internet officielle: http://www.grosseile.ca/memorial-quarantaine-384-accueil.php

Pour s’y rendre: http://www.grosseile.ca/memorial-quarantaine-438-comment-se-rendre.php


         Comptant parmi l’un des rares villages historiques encore debout, le village fantôme de Val-Jalbert est un lieu abandonné depuis bien avant les années 1950. En plus de toujours posséder plusieurs de ses bâtiments d’antan, le gouvernement du Québec a créé de nouvelles et nombreuses activités touristiques sur place afin de mieux comprendre et apprécier l’histoire de ce petit coin du Saguenay-Lac-Saint-Jean, à environ six heures de Montréal.

Village historique de Val-Jalbert

Puisqu’il y a une très forte demande pour le papier dès le début du XXesiècle, Damasse Jalbert, considéré comme étant le fondateur du village, prend en charge l’organisation de la construction d’une usine de pulperie située près de la chute Ouiatchouan. La nouvelle Compagnie de pulpe Ouiatchouan voit ainsi le jour en 1901. Se mettent alors en place des travaux de construction afin de fonder un village près du complexe industriel; plusieurs maisons ainsi qu’un hôtel seront les premiers «nouveaux» bâtiments, puisque le terrain comprenait déjà un moulin à farine et de la machinerie. 

La chute Ouiatchouan

         Malheureusement, M. Jalbert meurt en 1904 et les actions de la compagnie de pulpe échouent dans les mains de compagnies américaines. Durant ce temps, on continue de construire une petite ville, rajoutant ainsi par exemple des systèmes d’aqueducs et d’égouts au système d’électricité déjà présent et en rajoutant toujours plus d’habitations. Le village devient très prospère et est reconnu pour la qualité de vie de ses habitants. Par contre, des problèmes administratifs obligent les cadres de la compagnie de pulpe à renvoyer une grande partie des employés, et en 1927, la production cesse officiellement.

         C’est ainsi que le gouvernement prend alors en 1949 le contrôle de l’usine et de toutes les propriétés, puisque le village, sans production, a été laissé à l’abandon. Toutefois, dès 1960, l’Office du Tourisme de la Province de Québec ouvre la bourgade aux visiteurs et d’importantes restaurations et rénovations de l’ancien village sont entreprises. Plusieurs des vieux bâtiments, dont  les maisons, l’école, le magasin général et le moulin à papier, sont ainsi encore présents. Une véritable reconstruction théâtrale de ce qu’était la vie des villageois lors du temps de l’usine, ainsi que plusieurs autres activités comme des visites guidées, des expositions et l’ascension en téléphérique de la chute Ouiatchouan, permettent aux visiteurs d’explorer de façon ludique l’histoire fascinante de ce village. 

L’une des nombreuses animations offertes sur place

 

Marina

Adresse Internet officielle : http://www.valjalbert.com/fr/

Pour s’y rendre: http://maps.google.com/maps?f=q&source=s_q&hl=fr&geocode=&q=95,+rue+Saint-Georges+Chambord+(Qu%C3%A9bec)+G0W+1G0+&sll=37.0625,-95.677068&sspn=48.77566,96.240234&ie=UTF8&hq=&hnear=Rue+Saint+-+Georges,+Chambord,+Le+Domaine-du-Roy,+Qu%C3%A9bec,+Canada&ll=48.398209,-72.093658&spn=0.540691,1.182404&z=10

Publié par : Sarah | 14 mars 2011

Les plats de chez nous, pour vous

Les frites, la sauce brune et le fromage qui fait «squish-squish», vous en avez déjà entendu parler ?  L’expression «steak-blé d’inde-patates», vous l’avez déjà entendue ? Non ? Et bien il s’agit en fait de la façon commune d’appeler la poutine et le pâté chinois, deux délicieux plats d’ici.

Poutine

Poutine

La poutine est apparue vers le milieu des années 1950 dans un Québec rural. Son origine exacte, je ne peux vous l’affirmer. C’est qu’elle est depuis très longtemps partagée entre deux principales villes : Warwick (près de Victoriaville) et Drummondville. Les deux villes ont leur propre version de cette invention, mais aucune n’a jamais eu le titre de la «ville qui a inventé la poutine ». L’origine du mot lui-même n’est fondée que sur des hypothèses, mais on sait qu’avant que la poutine ne soit inventée, les Québécois utilisaient cette expression pour qualifier une personne bien en chair. D’ailleurs, il faut avouer que la poutine elle-même est très grasse, donc le nom lui va à merveille !

Le pâté chinois, quant à lui, est un mélange de bœuf haché, de maïs en grains ou en crème et de pommes de terre pilées. Le tout est mis au four et cuit en étages. Vous pouvez le savourer tel quel ou avec du ketchup. Ici, c’est une affaire de famille, une tradition. Chaque Québécois en consommera durant son enfance et finira par en cuisiner étant adulte.  Une hypothèse émise quant à son origine : on dit que sa création vient du temps de la construction de la voie ferrée lorsque les ouvriers chinois s’en nourrissaient. Cependant,  les théories qui circulent à son sujet ne sont que très vagues, laissant toujours planer le mystère autour de ce plat, alors je ne peux vous dire d’où il vient exactement. En 2007, il a été couronné «plat national québécois» par le quotidien Le Devoir, c’est pour vous dire sa popularité !

Pâté chinois

Pâté chinois

Si vous voulez dégustez une poutine (et je vous le recommande fortement),  rendez-vous à La Banquise, rue Rachel Est à Montréal. Cet endroit propose plusieurs variantes, mais je vous conseille de goûter la poutine traditionnelle d’abord, avant de vous lancer dans cette découverte. Sinon, votre première impression de la vraie poutine risque d’être à jamais altérée, et ce serait bien dommage. Si vous n’êtes pas à Montréal, n’importe quel «resto de quartier» dans n’importe quelle ville québécoise qui se trouve sur votre chemin sert à coup sur de la poutine, alors pas de complications pour en trouver !

Pour le pâté chinois, ce sera moins facile, mais la Binerie Mont-Royal, un restaurant spécialisé en cuisine typiquement québécoise, pourra satisfaire votre appétit. Autre que le pâté chinois, vous pourrez aussi essayer la tourtière, le pudding chômeur, la soupe aux pois et j’en passe. Si vous voulez découvrir en profondeur les plats québécois, c’est l’endroit tout indiqué. Bon appétit !

Sarah

Pour se rendre à la Banquise :

http://maps.google.ca/maps/place?cid=10356172211970105105&q=banquise&hl=fr&gl=ca&sll=45.525462,-73.574777&sspn=0.006295,0.006295&ie=UTF8&ll=45.530794,-73.58443&spn=0,0&z=16

Pour se rendre à la Binerie Mont-Royal :

http://maps.google.ca/maps/place?cid=17267199761063825574&q=binerie+mont+royal&hl=fr&sll=45.523739,-73.58325&sspn=0.071946,0.071946&ie=UTF8&ll=45.566468,-73.660412&spn=0,0&z=13

Pour les plus aventuriers, voici une recette de pâté chinois classique que vous pourrez préparer vous-même :

http://www.metro.ca/recette/3662/pate-chinois.fr.html

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